Quel est l’impact de la COVID sur l’évolution de l’or et des monnaies ?
La pandémie de COVID-19 a créé une volatilité historique sur les marchés de l’or et des devises, redéfinissant durablement les stratégies d’investissement mondiales.
Les effets de la pandémie (COVID) sur l’évolution de l’or
Le prix de l’or a atteint 2075,47 $/once en 2020 pendant la crise du coronavirus en raison de la forte demande du métal jaune. Cette hausse spectaculaire s’explique par le statut de valeur refuge de l’or lors des périodes d’incertitude économique mondiale.
Cette envolée des cours aurifères résulte de plusieurs facteurs convergents. Les investisseurs institutionnels ont massivement réorienté leurs allocations d’actifs vers les métaux précieux, créant une pression haussière exceptionnelle sur les marchés spot.
En 2022, les investissements dans les ETF (Exchange Trade Funds) qui sont basés sur l’or ont également connu une augmentation intéressante. En effet, dès le début de l’an (2022) les flux entrants en matière d’or avoisinaient 260 tonnes. Aussi, selon les statistiques du CMO (Conseil mondial de l’or), les quantités d’or achetées au cours du premier trimestre de l’année ont augmenté de 34 %. Faites un tour sur ce site pour plus d’informations.
L’impact géopolitique sur les cours aurifères
Sur le territoire chinois, la pandémie ne cesse de prendre de l’ampleur. Selon les nouvelles informations, des milliers de personnes auraient été testées positives. Ce fait a impliqué une élévation du prix de l’or de 0,11 %. En dollars, cela équivaut à 2,2 $. Cela a permis au métal jaune d’atteindre 1927,55 $.
Les banques centrales mondiales ont également joué un rôle crucial dans cette dynamique. Leurs politiques monétaires accommodantes et les taux d’intérêt historiquement bas ont renforcé l’attractivité de l’or comme protection contre l’inflation.
Les tensions géopolitiques amplifiées par la pandémie ont créé un environnement de risk-off persistant. Les investisseurs particuliers et les family offices ont diversifié leurs portefeuilles patrimoniaux en intégrant davantage d’or physique et de lingots d’investissement.
À l’avènement du vaccin du virus, le marché boursier a connu un statut plus ou moins normal. En effet, cela a entrainé une petite baisse au niveau du prix de l’or. Au cours de cette période, une once d’or valait 1900 $.
Les stratégies d’investissement post-COVID
Les investisseurs institutionnels ont diversifié leurs portefeuilles en intégrant davantage d’or physique et d’ETF aurifères. Cette tendance reflète une approche de gestion des risques renforcée face aux incertitudes économiques persistantes.
Les gestionnaires de patrimoine recommandent désormais une allocation tactique de 8 à 12% en actifs aurifères. Cette diversification défensive permet de réduire la volatilité globale des portefeuilles tout en préservant le pouvoir d’achat face aux pressions inflationnistes.
L’or face aux nouvelles dynamiques monétaires
La création monétaire massive des banques centrales a alimenté la demande pour les réserves de valeur tangibles. Les politiques quantitative easing ont dévalué les monnaies fiduciaires, renforçant mécaniquement l’attrait pour l’étalon-or traditionnel.
Les hedge funds et les fonds souverains ont augmenté leurs positions longues sur l’or, anticipant une débasement monétaire prolongé. Cette demande institutionnelle soutient structurellement les cours malgré les fluctuations conjoncturelles.
L’impact de la COVID sur le prix des devises
La crise sanitaire liée au coronavirus n’a pas impacté exclusivement le cours de l’or. Elle a également agité les marchés financiers (tout instruments confondus). La pandémie a permis à la totalité des marchés de connaitre une volatilité impressionnante dont plusieurs investisseurs ont tiré profit.
La dynamique des marchés de change
Quant à l’évolution du prix des monnaies, elle a été notamment remarquée à la fin du confinement (la crise de la COVID). En effet, lorsque la crise avait atteint son paroxysme, il y a eu une chute au niveau de l’offre et de la demande des consommateurs. En revanche, dès que les activités ont repris, elles ont remonté.
Le dollar américain a initialement bénéficié de son statut de monnaie de réserve mondiale, avant de s’affaiblir face aux politiques monétaires expansionnistes de la Réserve fédérale américaine. L’euro et le yen japonais ont également connu des fluctuations importantes liées aux mesures de relance économique.
Les devises émergentes ont particulièrement souffert des sorties de capitaux massives. Le real brésilien, la roupie indienne et le rand sud-africain ont enregistré des dépréciations historiques face aux monnaies refuges traditionnelles.
Les mécanismes inflationnistes post-pandémie
En outre, il faut préciser qu’à la sortie de la crise, la demande était excessive. Cela a donc entrainé un dysfonctionnement qui oblige les marchés à amplifier les prix. De même, il faut comprendre que le principe de l’inflation consiste à réduire la valeur de la monnaie.
En réalité, le taux de biens et services qui sont proposés est en baisse comparativement à la quantité de monnaie qui circule. Cette création monétaire massive par les banques centrales a alimenté les pressions inflationnistes dans de nombreuses économies développées.
L’effet de base combiné aux goulots d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement a créé un choc inflationniste généralisé. Les banques centrales ont dû réviser leurs mandats de stabilité des prix face à cette inflation transitoire devenue persistante.
Les cryptomonnaies comme alternative
Parallèlement, les cryptomonnaies ont gagné en légitimité comme actifs alternatifs. Le Bitcoin et l’Ethereum ont attiré de nouveaux investisseurs cherchant à se protéger contre la dévaluation monétaire et l’instabilité financière traditionnelle.
L’adoption institutionnelle des actifs numériques s’est accélérée avec l’entrée de Tesla, MicroStrategy et plusieurs fonds d’investissement sur le marché. Cette légitimation progressive repositionne les crypto-actifs comme réserves de valeur numériques.
Impact sur les politiques monétaires nationales
Les banques centrales européennes ont coordonné leurs interventions de change pour stabiliser l’euro face aux pressions déflationnistes. La Banque centrale européenne a élargi son programme PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) pour soutenir les économies périphériques.
La Banque du Japon a maintenu sa politique de contrôle de la courbe des taux malgré les pressions inflationnistes importées. Cette divergence monétaire a créé des opportunités d’arbitrage sur les marchés de change.

Les prédictions
Pour finir, il faut retenir que la crise sanitaire a stimulé une évolution au niveau du prix de l’or et des monnaies. Toutefois, notez qu’il ne s’agit pas d’une situation pérenne.
Perspectives pour l’or en 2025
Pour l’or, une petite baisse a déjà été notée certes, mais cela ne garantit pas encore une amélioration de la situation. Les analystes financiers prévoient une stabilisation progressive autour de 1800-2000 $ l’once, conditionnée par l’évolution des taux d’intérêt réels et des tensions géopolitiques.
La demande industrielle et la demande de bijouterie devraient également influencer les cours, particulièrement dans les marchés émergents asiatiques où la croissance économique reprend.
Les prévisions consensuelles des analystes de Goldman Sachs et JP Morgan tablent sur un trading range de 1750-2100 $ pour 2025. Cette fourchette de prix intègre les scénarios macroéconomiques de normalisation monétaire progressive.
Facteurs techniques influençant les cours
L’analyse technique révèle des niveaux de support solides autour de 1800 $ et des résistances à 2000 $. Les volumes de trading sur les contrats futures du COMEX confirment cette consolidation latérale.
Les positions des fonds spéculatifs selon le rapport COT (Commitment of Traders) montrent une accumulation progressive des positions longues. Cette structure de marché favorable soutient les perspectives haussières à moyen terme.
L’avenir des devises mondiales
Quant aux monnaies, les probabilités sont fortes qu’un retour de tendance s’effectue. Nonobstant, il est impossible de prédire le moment exact. Néanmoins, les grands acteurs de l’économie œuvrent pour équilibrer l’offre et la demande.
Les monnaies numériques de banques centrales (CBDC) représentent une évolution majeure à surveiller. Plusieurs pays développent leurs propres monnaies digitales souveraines, ce qui pourrait redéfinir le paysage monétaire international.
La Chine avec son yuan numérique et l’Union européenne avec l’euro digital préparent une révolution monétaire. Ces innovations financières pourraient réduire la domination du dollar dans les échanges internationaux.
Scénarios macroéconomiques 2025
Le scénario central prévoit une normalisation graduelle des politiques monétaires. Les taux directeurs devraient converger vers leurs niveaux neutres, réduisant l’attrait relatif des actifs non rémunérés comme l’or.
Le scénario alternatif d’une résurgence inflationniste maintiendrait la prime de risque sur les métaux précieux. Les investisseurs institutionnels conserveraient alors leurs allocations défensives élevées.
Stratégies d’investissement recommandées
Les experts recommandent une approche diversifiée combinant :
– 5-10% d’or physique comme protection patrimoniale
– Exposition aux devises fortes (franc suisse, dollar singapourien)
– Surveillance des indicateurs macroéconomiques (inflation, taux directeurs)
– Allocation progressive selon l’évolution des politiques monétaires
Cette gestion active permet de s’adapter aux fluctuations post-COVID tout en préservant le capital sur le long terme.
Recommandations tactiques pour 2025
Les conseillers en gestion de patrimoine préconisent une approche barbell : combiner des positions core en or physique avec des positions satellites en ETF sectoriels aurifères. Cette stratégie hybride optimise le couple rendement-risque.
Pour les devises, privilégier les monnaies des pays avec des fondamentaux solides : couronne norvégienne, dollar australien et franc suisse. Ces devises refuges bénéficient de balances commerciales excédentaires et de dettes publiques maîtrisées.







